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Allergies aux pollens : doit-on repenser nos plantations urbaines ?

Crédits : luna4 / iStock

Saviez-vous qu’une personne sur quatre a une allergie ? Et que 10 à 20 % de la population est allergique au pollen ? Alors dès que les beaux jours s’installent, les personnes allergiques aux différents pollens vivent un vrai calvaire. Et chaque année cela semble empirer. La première cause vient de l’augmentation significative de la pollution, qui a fait évoluer les pollens en les rendant plus forts et donc plus allergisants. Les beaux jours, c’est aussi le retour au jardinage. Nous vous proposons donc de repenser les plantations pour éviter les allergies. Suivez le guide ! 

L’allergie aux pollens

L’allergie n’est pas une maladie infectieuse, c’est une maladie environnementale. En ville, même si la végétation est moins florissante qu’en campagne, c’est ici qu’on retrouve les personnes les plus allergiques, car elles n’ont pas l’habitude de cette verdure et donc l’organisme est plus fragile.

Il faut faire la distinction entre les gros pollens appelés pollens entomophiles, qui sont peu allergisants car ils ne volent pas dans l’air, et les pollens anémophiles qui eux sont très petits et transportés par le vent. Ils sont très allergisants.

Repenser et modifier les plantations en ville

Environ 2000 personnes décèdent à cause de l’asthme chaque année. Il est donc primordial d’améliorer la qualité de l’air en transformant ou en ajoutant des espaces verts.

Il faudrait par exemple que les architectes d’extérieur choisissent avec parcimonie les plantes, en alternant les plantes et arbres allergènes et moins allergènes. Le but serait de réaliser un mix dans les espaces verts.

Une diminution des platanes (que l’on retrouve actuellement presque partout) et une augmentation de haies peuvent constituer un moyen efficace pour réduire le pollen en ville. L’entretien est également une tâche à ne pas négliger. La taille des arbres avant l’apparition des fleurs et la tonte de la pelouse doivent être régulières.

bouleau pollen
Crédits : manfredrichter/Pixabay

Les plantes allergisantes faibles et fortes

Les allergisants faibles se composent principalement des érables, des châtaigniers, des noyers, des saules ainsi que des mélèzes. Bien d’autres arbres sont aussi peu allergisants.

La catégorie des moyennement allergisants se compose des charmes, des frênes, des oliviers ou encore des thuyas. Ces espèces permettent de diversifier les essences, mais attention à ne pas les rendre prédominants.

Les espèces les plus allergènes se composent du bouleau, du platane, du cyprès, du chêne ou encore du noisetier. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, le pollen de pin que l’on repère par sa couleur très jaune n’est que très peu allergène.

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didier

pour les jardiniers allergiques au pollen, c’est une véritable maladie professionnelle à bien prévenir : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=404