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Plantes à fibres : 6 plantes fibreuses à découvrir !

Crédits : serpilguler / iStock

Lin, coton, jute ou encore chanvre sont connus pour être utilisés dans la fabrication de textile. En effet, ces plantes à fibres nous les retrouvons un peu partout dans les objets du quotidien, que ce soit dans une corde, sur un tapis ou dans un t-shirt. Aujourd’hui, nous vous proposons d’en savoir un peu plus sur ces végétaux spéciaux et c’est pour cela que nous vous avons fait une sélection de 6 plantes à fibres : le coton, le lin, le chanvre, le sisal, le raphia et le jute.

Le sisal

Originaire du Mexique, le sisal est une plante fibreuse particulièrement résistante. On retrouve sa matière rugueuse sur les cordages, paniers, griffoirs à chats, tapis, moquettes ou dans des morceaux de tissus solides. Aujourd’hui, il est surtout cultivé sur le continent africain. Le sisal a connu son heure de gloire dans les années 70 pour attacher les bottes de foin.

sisal
Crédits : vermontalm / iStock

Le coton

Le coton est certainement la plus connue des plantes à fibres. En effet, on entend souvent qu’il faut privilégier des t-shirts ou encore des draps en coton pour plus de confort, mais aussi pour réguler notre transpiration. Originaire des régions tropicales et subtropicales arides, cette plante arbustive se cultive toute l’année du fait de sa grande demande dans le monde du textile.

Le coton fait partie des plantes vivaces et produit des fleurs à 5 pétales. Les fruits de chacun d’eux possèdent des graines entourées de fils qui, une fois réunis, forment la fibre de coton. Cette fibre végétale est celle que l’on exploite pour le textile. On pourrait ainsi croire que la culture du coton est écologique, mais en réalité c’est tout l’inverse. Cette culture est en effet très polluante, car elle est intensive et sa demande sur le marché ne fait qu’augmenter. Le coton est gourmand en eau, en engrais, mais aussi en herbicide.

coton
Crédits : BCFC / iStock

Le chanvre

Que ce soit pour la production de cannabis, de fibre de chanvre ou de son textile, la même espèce de plante est utilisée : le cannabis sativa. Le chanvre à fibre ne contient toutefois pas de substances psychotropes (THC) et c’est sa tige très résistante que l’on cultive. On retrouve cette fibre dans les voiles, les cordages, les tissus, le papier, dans l’isolation thermique et phonique, mais aussi dans les litières. On l’utilise parfois comme combustible.

Les graines de chanvre font partie de la famille des oléagineux. On les retrouve dans les cosmétiques, mais aussi dans les huiles comestibles qui sont riches en acides gras oméga 3.

chanvre
Crédits : Goroda / iStock

Le lin

Tout comme le chanvre, les graines de lin font partie des oléagineuses riches en oméga 3. Originellement vivace, cette plante a été cultivée durant des millénaires jusqu’à devenir une plante herbacée annuelle. La fibre de lin est donc la fibre la plus ancienne que l’on connaisse. Le lin produit une tige fibreuse qui peut atteindre 1 mètre de haut. Ce sont des tiges qui poussent individuellement. Le lin a également connu son heure de gloire en France au XVIIe siècle pour la fabrication des toiles fines de Cambrai. Malheureusement, le lin s’est vite fait devancer par le coton qui est moins coûteux à produire. Il représente cependant une belle alternative écologique.

lin
Crédits : Yevhenii Orlov / iStock

Le jute

Qui ne connaît pas les sacs de pommes de terre en jute ? Cette matière à la fois rugueuse et résistante a su montrer sa grande longévité. Le jute est un arbuste pouvant atteindre jusqu’à 4 mètres de hauteur et il est produit principalement en Inde et au Bangladesh. Cette plante à la tige particulièrement fibreuse est surtout cultivée pour créer des sacs de conditionnement alimentaires, mais aussi pour conserver le chardon. On le retrouve aussi dans les cordages, le géotextile ou pour créer du mobilier rustique.

toile de jute
Crédits : mbongorus / iStock

Le raphia

Le raphia ne provient pas des tiges, mais de feuilles de palmier grattées que l’on fait sécher au soleil. On cultive ainsi les feuilles avant leur maturité puis on les découpe en fines lanières. D’ailleurs, on retrouve généralement le raphia sous forme de fils. Au jardin, on l’utilise pour attacher les plantes aux tuteurs ou pour les greffes. Originaire de Madagascar, le raphia est également exporté pour créer des chapeaux ou des sacs.

Raphia
Crédits : Su Nitram / iStock