Plastique au jardin : comment limiter son usage au sein de la nature ?

jardin plastique serre
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La guerre au plastique est officiellement déclarée. Le point positif, c’est que l’agriculture urbaine se développe de plus en plus dans les grandes villes. Mais le problème, c’est que paradoxalement, l’on voit apparaître de plus en plus de plastique dans ces cultures. On pense d’abord aux serres dont les toits sont entièrement en plastique. Cependant, les militants pour l’environnement voient en cette matière une importunité à l’air respirable des plantes. Malheureusement, dans les faits, le plastique est encore bien trop utilisé dans l’espace du jardinage. Voici quelques astuces pour limiter son usage dans le jardin !

1) La serre en verre

Le but d’une serre ou d’un tunnel de jardin est de garder ses cultures au chaud afin qu’elles puissent se développer plus rapidement et continuellement même pendant les périodes froides. Avoir une serre, c’est un premier pas écologique. En effet, celle-ci utilise des ressources naturelles. Lorsque les rayons du soleil traversent les parois transparentes, l’air emprisonné à l’intérieur se réchauffe et donc le sol également. Les parois bloquent également les échanges de chaleur avec l’extérieur et empêchent ainsi la circulation des courants d’air froids.

Au moment de l’acquisition de la serre, le budget est généralement le critère numéro 1. Bien sûr, le plastique est indéniablement moins cher que le verre… mais seulement sur le court terme ! En effet, la bâche en plastique est à renouveler régulièrement, ce qui fait que son coût ne fera qu’augmenter. De plus, la bâche se gardera entre 5 et 10 ans maximum ! Et ce renouvellement ne fera qu’augmenter vos déchets.

Le verre est quant à lui totalement recyclable. C’est vrai que le remplacer a un coût s’il se brise. Mais si vous optez pour du verre de sécurité (verre trempé) dès le départ, vos dépenses se rapprocheront de celles effectuées pour du polycarbonate. Et puis esthétiquement, une serre en verre donnera plus de cachet à votre extérieur. Qualitativement, c’est plus de lumière pénétrée, plus de rétention de chaleur et plus de récupération d’eau de pluie.

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Crédits : Free-Photos / Pixabay

2) Le paillis en carton

Pour désherber, on connaît très bien la technique de la bâche pour étouffer les mauvaises herbes. Commencez par abandonner cette bâche en plastique (à moins que ce soit du plastique tissé réutilisable). Placez plutôt du carton avec un peu de terre par-dessus pendant tout l’hiver ! Au printemps, les mauvaises herbes seront étouffées et grâce aux pluies, la décomposition des cartons aura déjà commencé. Pour le côté esthétique, pensez aux paillis de feuilles mortes ou aux paillettes de lin ou de paille.

pailler paillage paillis copeaux jardin
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3) Des outils et des équipements sans plastique

Pour le composteur du jardin, évitez les bacs en plastique ! Il peut par exemple être construit à partir de morceaux de bois de palette récupéré et non traité. Et choisissez vos arrosoirs en zinc. Aussi, privilégiez le bois pour le portillon de votre jardin, la palissade brise-vue en canisse osier, l’abri de jardin en bois plutôt qu’en plastique, etc. En plus, votre jardin sera plus esthétique avec cette mode vintage !

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