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Virus de la tomate : ce qu’il faut savoir sur cette menace

Crédits : iStock / user_with_dslr

L’inquiétude grandit autour du virus ToBRFV, qui menace les récoltes de tomates, de poivrons ou encore de piments. Un premier cas a été détecté en France dans le Finistère, alors que de nombreux pays sont déjà touchés à l’échelle mondiale… Que faut-il savoir de cette menace ?

Un virus aussi inquiétant que fulgurant

De son nom complet Tomato Brown Rugose Fruit Virus, le virus ToBRFV a en effet de quoi inquiéter. En substance, il peut détruire la totalité des plants de tomates d’une exploitation et affecte tous les organes de ces derniers.

Ce virus à la source d’autant de préoccupations a pour la première fois fait son apparition en Israël durant l’année 2014. À partir de là, son expansion a été progressive jusqu’à son arrivée en Europe, puis en France. Entretemps, aucun traitement n’a été trouvé pour endiguer l’épidémie.

Au vu de son expansion, le virus inquiète donc les maraîchers et autres acteurs de la filière. Le manque à gagner pourrait être énorme si cette maladie venait à se répandre encore plus. Et pour ce qui est des jardiniers amateurs, l’inquiétude est aussi de mise.

Comment reconnaître le virus ToBRFV ? 

Il existe plusieurs signes qui indiquent la présence de ce virus sur un plant de tomate. Celui-ci attaque d’abord par les feuilles et les fruits avant de redescendre vers les racines.

  • Les tomates, tout d’abord, ont des tâches qui évoquent une maturation qui n’est pas uniforme. Il y a donc des taches vertes, brunes ou jaunes. La peau peut aussi avoir un aspect et un toucher rugueux, qui déforme la tomate dans certains cas.
  • Les feuilles sont zébrées de vert et de jaune, de même que les pédoncules.
ToBRFV maladie virus tomate
Crédits : Wikimedia Commons / Luria N, Smith E, Reingold V, Bekelman I, Lapidot M, Levin I, et al.

En somme, les tomates sont visiblement impropres à la consommation, et les plants sont manifestement malades. Notons toutefois que ce virus ne présente aucun danger pour les humains.

Les gestes à adopter pour éviter la propagation

Même si l’ANSES estime que la contagion en France est inévitable, il existe quelques moyens de minimiser autant que possible l’impact d’un tel virus, par exemple lorsque l’on jardine en amateur.

  • Ne pas acheter de graines sur Internet. C’est en effet le moyen le plus sûr de mettre ses plants en danger. On privilégie les réseaux personnels et de confiance pour obtenir des plants ou des graines, dont on peut retracer l’origine sans difficulté.
  • Bien nettoyer des outils de jardinage. Ils peuvent en effet très rapidement contaminer les plants et véhiculer le virus — d’autant plus si vous les partagez avec d’autres !
  • Rester vigilant·e, en particulier si vous habitez près d’un endroit où des cas ont déjà été recensés. Surveillez régulièrement vos plants de tomates pour ne pas laisser à la maladie le temps de se propager.
  • Prévenir l’ANSES si vous observez une contamination. Cette dernière préconise l’arrachage préventif et la destruction de tous les plants pour juguler la contamination.

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